Cancer du sein : une nouvelle méthode de dépistage grâce au flair du chien

L’institut Curie vient d’obtenir une levée de fond de 100 000 euros pour un programme de chiens renifleurs du cancer du sein

L’odorat est le sens le plus développé chez le chien. Les cavités nasales sont beaucoup plus grandes et possèdent quinze fois plus de cellules olfactives que l’Homme. De plus, les lobes olfactifs du cerveau présentent un grand développement. Au final, les chiens possèdent un seuil de sensibilité plus bas et un pouvoir discriminant plus grand entre les substances.

Partant de ce constat et des études prometteuses antérieurement menées sur le cancer de la prostate en lien avec les composés odorants retrouvés dans les urines des malades, le flair de deux bergers malinois, Thor et Hunter, éduqués par l’armée de l’air pour détecter les stupéfiants et explosifs, va être mis à contribution dans un projet de dépistage du cancer du sein.

Le projet Kdog porté par l‘Institut Curie sur l’initiative de l’entreprise d’expertise cynophile ITDC implantée en Haute-Vienne va pouvoir débuter grâce à l’obtention d’une levée de fonds de grande ampleur : 100 000 euros récoltés par le biais du mécénat. Ce qui permettra un dépistage du cancer du sein précoce grâce à l’odorat canin pour un coût bien inférieur aux techniques proposées actuellement.

Thor et Hunter, qui travailleront dès septembre avec le fondateur de l’ITDC, Jacky Experton, apprendront donc à reconnaître l’odeur du cancer du sein en vue de le détecter précocement, certaines cellules cancéreuses présentant un caractère olfactif particulier. Selon ses propos repris par Science et Avenir : « un chien peut emmagasiner un catalogue d’odeurs presque infini ».

Les chiens seront dressés respectivement et en deux temps sur des tissus imprégnés de la transpiration des patientes et sur des prélèvements des tumeurs tandis que chaque session sera filmée et décodée. Ce qui permettra de confirmer la présence des mêmes composés volatiles dans les prélèvements étudiés. Les tests seront ensuite effectués en aveugle pour vérifier si les chiens ont marqué les bons prélèvements : ceux-ci devront sentir des prélèvements numérotés provenant indifféremment de patientes saines ou malades. Des premiers essais positifs permettant d’élargir les tests à un plus grand nombre de patientes.

Les tests préliminaires devraient durer de 6 à 9 mois.

« Si notre postulat se vérifiait, les bénéfices seraient immenses », souligne la biologiste Aurélie Thuleau, chef du projet Kdog. « Le flair des chiens est par nature non invasif, extrêmement mobile, très peu coûteux et constituerait une solution de dépistage idéale, dans une perspective humanitaire par exemple ».

Crédit photos : © Shutterstock

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DEUX CHIENS D’UNE VALEUR DE 80 000 EUROS DÉTECTEURS DU CANCER DU SEIN

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