Le chat pourrait jouer un rôle dans l’expression de la maladie d’Alzheimer

Une équipe de chercheurs iraniens incrimine l’agent responsable de la toxoplasmose transmis par le félin

Qu’est-ce que la toxoplasmose ?

Il s’agit d’une maladie parasitaire transmise à l’humain par le chat. L’agent responsable est un protozoaire : Toxoplasma gondii.

L’infection est surtout redoutée chez la femme enceinte non immunisée ainsi que chez les sujets immunodéprimés.

Quels sont les symptômes de la toxoplasmose ?

Non contagieuse et généralement bénigne, la maladie passe souvent inaperçue en raison de l’absence de symptômes dans 8 cas sur 10. Bien que présent dans les tissus nerveux et musculaire, le parasite est en général neutralisé s’il infecte un individu au système immunitaire compétent.

L’infection toxoplasmique

Cependant chez les patients présentant une diminution de leurs défenses immunitaires, des complications graves peuvent apparaître entrainant un état fébrile (fièvre supérieure à 38°C), des céphalées importantes et persistantes ainsi que l’apparition de symptômes neurologiques (convulsions, paralysies), oculaires (choriorétinite se manifestant par une baisse de l’acuité visuelle, une perception de tâches dans le champ visuel, une rougeur de l’oeil) ou encore cardiaques, pulmonaires…

Même en cas de contamination ancienne, une atteinte de ces organes, en lien avec une réactivation du parasite, reste possible.

La toxoplasmose congénitale

Enfin, le parasite peut atteindre le fœtus in utero lorsque sa mère n’a jamais contracté l’infection avant sa grossesse.

La symptomatologie varie en fonction du stade de la grossesse lors de la contamination : choriorétinite du fœtus pouvant se déclarer ultérieurement c’est-à-dire à tous les âges de la vie, séquelles neurologiques ou encore accouchement prématuré jusqu’à la mort fœtale.

Les résultats de l’étude iranienne parus dans The journal of parasitology

L’étude publiée par une équipe de chercheurs iraniens de la Lorestan University of Medical Sciences, dans The journal of parasitology de décembre dernier, évoque la potentialisation du risque de voir apparaître des signes de dysfonctionnement cognitif (troubles de la mémoire et de l’apprentissage) chez des individus infectés par Toxoplasma gondii, en raison de son tropisme pour le tissu nerveux.

Le parasite interfèrerait avec la transmission neuronale et les mécanismes responsables de l’inflammation pour favoriser l’expression des maladies dégénératives en général, et d’Alzheimer en particulier.

Les chercheurs ont testé et confirmé leur hypothèse chez la souris. Des travaux complémentaires doivent être menés pour entériner ces conclusions chez l’Homme.

Un lien pourrait également être établi avec des maladies psychiatriques comme la schizophrénie ou encore les troubles de l’humeur.

Comment prévenir l’infection toxoplasmique ?

Les principales recommandations pour prévenir l’infection sont liées aux modes de contamination du parasite : ingestion de viande crue ou mal cuite contaminée par les oocystes de Toxoplasma gondii, ingestion de nourriture ou d’eau contaminée par des oocystes provenant de selles d’un chat infecté, toxoplasmose congénitale.

Celles-ci bien connues des femmes enceintes sont :

• Porter des gants ou se laver méticuleusement les mains, après avoir manipulé de la viande crue, des crudités, ou après avoir fait du jardinage.

• Manger de la viande bien cuite.

• Bien laver les fruits et les légumes avant de les consommer.

• Eviter la charcuterie artisanale et ne pas consommer d’œufs crus.

• Le bac à litière doit être vidé quotidiennement, par une personne munie de gants, qui pratique un nettoyage à l’eau chaude et une désinfection à l’aide d’un produit ammoniaqué.

• Le chat ne doit pas être nourri avec de la viande ou du lait crus ou mal cuits. Utiliser de préférence des aliments préparés du commerce.

• Désinfecter les objets souillés par de l’eau bouillante.

Ces mêmes mesures élargies à l’ensemble de la population permettraient d’accroître la prévention en diminuant l’atteinte nerveuse en cas d’infection, et du même coup l’expression de maladies neuro-dégénératives ou psychiatriques, si potentialisation de risque avéré chez l’Homme il y a.

Crédit photo : Shutterstock

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