14 ème conférence internationale sur la relation Homme-Animal : quoi de neuf?

Le bien-être de l'animal médiateur est mis en avant

Les bienfaits de la présence animale auprès de l’humain ne sont plus à démontrer, comme le relate Le Point Vétérinaire.fr du 25 juillet dernier. En effet, pléthore de programmes ou de témoignages de particuliers regorgent en la matière. Mais quand est-il de l’animal lui-même qui intervient en médiation ? Où commence et se termine son bien-être dans cette relation ?

Le bien-être de l’animal intervenant en médiation a été la thématique débattue lors de la 14ème Conférence internationale sur la relation Homme-Animal qui s’est déroulée à la Cité des Sciences et de l’Industrie de Paris du 11 au 13 juillet dernier.

Plusieurs paramètres sont déterminants pour évaluer le bien-être de l’animal

Pour Hubert Montagner, Professeur en psychophysiologie et en neurosciences, plusieurs paramètres déterminants sont à prendre en compte pour évaluer le bien-être de l’animal qui intervient en médiation :

• Les particularités de l’ensemble des intervenants, c’est-à-dire celles de l’animal lui-même (espèce et race d’appartenance, tempérament,…) mais également celles du bénéficiaire (son âge : par exemple, est-ce un enfant ou une personne âgée… ?, son état de santé ?…) ou encore celles de l’accompagnant, qu’il soit éducateur, thérapeute,…

• Les activités réalisées au cours de l’interaction.

• Les caractéristiques de l’environnement dans lequel la médiation intervient : s’agit-il d’une école, d’une maison de retraite… ? L’environnement est-il bruyant ? Quelle est son intensité lumineuse ?…

Les vétérinaires en particulier ont un rôle à jouer

Le vétérinaire garant de la santé physique, psychologique et émotionnelle de l’animal serait l’acteur clé pour évaluer le bien-être animal dans une situation donnée et intervenir comme conseiller dans les programmes de médiation. En effet :

• Il est à même de proposer des conseils de prévention concernant la santé physique de l’animal (entre autres : maladies transmissibles à l’humain, conseils d’hygiène à respecter…).

• Il peut intervenir en comportement d’une part en amont par les conseils délivrés en matière d’éducation et d’acquisition de l’équilibre émotionnel de l’animal (socialisation, adaptation à son environnement futur, capacité à s’autocontrôler) mais également tout au long de l’histoire de celui-ci en évaluant l’évolution de son état émotionnel.

• Le vétérinaire possède également un rôle de conseil concernant le choix de l’animal élu (en fonction de aptitudes génétiques, de son tempérament,…) pour interagir avec le bénéficiaire. Une sélection appropriée permettant de mieux anticiper les bénéfices escomptés dans un contexte relationnel précis.

• Pour conclure, notons plus généralement que le vétérinaire possède une fonction sentinelle évidente qui débute à l’acquisition de tout animal qui lui est présenté. La médiation animale étant un domaine dans lequel lui est offerte une chance supplémentaire d’exercer son art avec cœur, devoir et conviction ; oeuvrer pour le bien-être de l’animal apportant soutien à l’humain lui permettant de contribuer à entretenir le cercle vertueux qui fait que mieux l’animal se porte, mieux l’humain se sent.

Crédit photo : Shutterstock

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