Lien entre maltraitance animale et conjuguale

Les hommes violents avec leur conjointe le sont presque toujours envers les individus du foyer, principalement les chiens

C’est ce que fait apparaître une étude parue dans l’Australian Veterinary Journal. Les deux types de maltraitance auraient donc des racines communes.

La majorité des violences conjugales (physiques ou psychologiques), sauf exceptions rares sont d’origine masculine. Concernant les violences psychologiques, les menaces envers les animaux sont fréquentes et à visée coercitive.

Facteurs prédisposants

Des comportements violents manifestés sur les animaux durant la période de l’enfance ou de l’adolescence prédisposent à un comportement délinquant futur. Les enfants vivant dans un climat de violence conjugale pratiqueraient également des mauvais traitements sur les animaux.

Conséquences pour l’animal

L’étude montre que dans 84 % des foyers de multipossesseurs, ressortait un animal “cible” unique. Le sexe de l’animal n’influence pas ce fait. Dans 27 % des cas, la violence s’est soldée par la mort de l’animal après des actes de plus ou moins grande cruauté. Dans 32 % des cas, un chantage à la mort de l’animal était réalisé par le “bourreau” au cas où la victime des violences conjugales quitterait le foyer. 85 % des femmes ont parlé de troubles du comportement de l’animal ciblé par les violences : peur, fuites, etc.

Sans vouloir généraliser les résultats d’une telle étude, les auteurs pensent cependant qu’une omerta pèse sur ce type de maltraitance, mentionnant que celle-ci vise principalement les chiens, qui auraient moins de capacités de fuite que les chats. La soumission des chiens à l’égard du dominant favorisant également ce phénomène. Bien entendu, ces chiens, d’après les auteurs restent souvent traumatisés à vie et difficiles à réhabiliter.

Pour les vétérinaires, les signaux d’alerte sont une posture de soumission exagérée vis-à-vis du dominant maltraitant, et le fait que l’animal urine et défèque en sa présence. Des lésions à des phases de cicatrisation différentes sont caractéristiques de maltraitance.

Conséquences pour les femmes victimes

Dans tous les cas, très peu de personnes ont signalé les faits à leur vétérinaire par peur de représailles ou par crainte de ne pas être crues.

Les femmes victimes sont souvent très attachées à leur animal et hésitent à quitter le foyer pour cela. Par ailleurs, il n’existe pas de structures pouvant les accueillir simultanément.

Une prévention difficile

Les vétérinaires pourraient jouer un rôle dans la prévention et la résolution des maltraitances des femmes s’ils étaient formés sur les violences concernant l’animal et l’humain.

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