Comment préparer l’arrivée d’un enfant avec un animal

L’arrivée d’un enfant induit un changement de vie qui peut avoir des répercussions sur le comportement du chien ou du chat de la maison même si, dans la majorité des cas, l’adaptation se fait naturellement.

Avertir un animal de l’arrivée d’un bébé

Une femme enceinte émet des phéromones que l’animal perçoit parfois même avant que la femme soit au courant de sa propre grossesse.

Hormis cela, le changement rapide de mode de vie (moins d’attention, câlins moins fréquents, promenades plus rares pour le chien) de la future maman peut venir dérouter l’animal.

Chez le chien, la femme ne doit pas trop changer ses habitudes surtout si elle culpabilise car cela perturbe les repères de l’animal qui peut devenir anxieux. Il faut conserver la place du chien de façon claire et cohérente pour lui, sans lui concéder davantage de privilèges.

Le chien ne doit pas montrer d’agressivité avant l’arrivée de bébé sinon il est impératif de consulter un vétérinaire comportementaliste. Dans tous les cas, une consultation comportementale prénatale est conseillée.

Un chien peut-il défendre un bébé ? Le chien est un animal social. L’enfant qui arrive est identifié grâce à ses “odeurs” comme un membre du groupe.

Le chien peut défendre le bébé contre les étrangers, surtout s’il se sent investi de cette mission par les parents ou s’il possède un statut hiérarchique de dominant dans la famille. Les étrangers ne doivent pas avancer si le chien est menaçant, les parents ne doivent pas favoriser ce comportement et envoyer le chien à sa place.

Cas d’une famille recomposée

Si les enfants qui arrivent dans la famille sont plus grands, il est important de connaître le degré de socialisation de l’animal aux enfants et leur attitude à son égard. Attention au manque de prudence des enfants habitués aux animaux et aux enfants qui ayant peur des chiens, communiquent mal avec eux.

Il est également important de prendre en considération l’âge des enfants et la qualité des premiers contacts : ceux-ci doivent être positifs lors des jeux ou des promenades.

Risques pour l’enfant avec l’animal

Les risques sont d’abord hygiéniques. Il est donc nécessaire de :

• Se laver les mains après les caresses ou les jeux.

• Laver régulièrement le chien et maintenir propre la litière du chat.

• Vermifuger l’animal au minimum deux fois par an (et de préférence quatre fois).

• Signaler au médecin la présence d’animaux en cas de problème respiratoire ou dermatologique chez l’enfant.

Les risques sont aussi comportementaux. Il s’agit de morsures par agressivité.

• Avant les 6 mois de l’enfant : il y a peu de risques sauf un comportement de prédation rarissime mais dramatique (signaler au vétérinaire tout comportement anormal allant dans ce sens).

• Entre les 6 à 18 mois de l’enfant : l’enfant se déplace à quatre pattes puis en trotteur et enfin marche, de plus l’enfant n’est pas encore sensible aux interdits. Il faut donc le surveiller. Chez le chien, il est nécessaire de rendre inaccessibles les zones de repos de l’animal.

• Entre les 18 mois et 3 ans de l’enfant : l’enfant recherche le contact, mais est incapable de décoder les signaux de menace prévenant d’une agression (grognements et retroussement de babines chez le chien, feulements et crachements chez le chat) : il faut donc conserver une grande prudence et ne jamais laisser un enfant seul avec l’animal.

• Après les 3 ans de l’enfant : le risque est décroissant car l’enfant comprend et obéit mieux mais il ne doit quand même pas rester seul.

Paramètres rentrant en compte dans la non dangerosité du chien avec un enfant

Les paramètres sont :

• Une socialisation précoce aux enfants (élevage familial, contacts fréquents avant l’arrivée de bébé au foyer).

• Un cadre « hiérarchique » clair donné par les humains adultes.

• La taille et la puissance du chien.

Quelques remarques pour une bonne adaptation du chien

Les zones de refuge du chien (panier, couverture…) doivent être respectées par l’enfant en âge de comprendre. Leur accès doit être protégé pour éviter que l’enfant n’y accède librement.

L’enfant doit être associé à toutes les activités que le chien apprécie. Il est même conseillé d’éviter de s’y livrer en l’absence de l’enfant.

L’enfant peut être associé physiquement à votre présence lorsque vous donnez un ordre au chien. Il est intéressant dans ce cas de réaliser une coalition physique que le chien comprend comme une supériorité hiérarchique.

Lorsque l’on réprimande l’enfant, quelle qu’en soit la raison, il ne faut pas le faire en présence du chien.

Ne pas caresser ou parler doucement au chien s’il paraît nerveux en présence de l’enfant. Le laisser se retirer s’il le désire.

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