Parce que les médecines humaine et animale ont des points communs, une société de psychiatrie comparée a vu le jour

Inaugurée en décembre dernier à Paris, la Société de Psychiatrie Comparée s'inscrit dans une démarche d'ouverture pour le monde de la santé

Un regard en mutation à l’origine d’un lieu de rencontre pour toutes les médecines

Parce que les médecines humaine et animale ne sont pas si différentes, notamment en matière de comportement, une nouvelle entité a vu le jour : la Société de Psychiatrie comparée.

Lors de son inauguration qui a eu lieu le 14 décembre 2016 dans les locaux de l’Académie Nationale de Chirurgie à Paris, ses Co-présidents : le Pr André Parodi, Vétérinaire ainsi que le Dr Boris Cyrulnik, Neuropsychiatre et Ethologue ont souligné l’importance des découvertes réalisées en éthologie ces dernières années, faisant revoir la place de l’animal dans notre société quelle que soit sa condition (animal de compagnie, de rente, etc).

Non seulement notre regard sur les animaux est en train de changer mais notre manière même de penser risque de vivre des bouleversements, étayés par des publications à venir.

Parce que l’animal est capable d’utiliser des outils, de transmettre des acquis, de faire appel à ses cognitions pour élaborer des stratégies, est doué d’intention, de compréhension autant que d’expression, outre le fait qu’il soit pétri d’émotions et capable d’attachement, autant de découvertes réalisées en partie grâce aux progrès de la neuro-imagerie, les fondateurs de la Société de Psychiatrie Comparée dont Zoopsy, l’Association de Zoopsychiatrie française, souhaitent faire progresser cette nouvelle entité scientifique au travers de groupes de travail interdisciplinaires.

Des publications permises par la création de groupes de travail interdisciplinaires

A ce jour, quatre groupes de travail ont été créés au sein de la Société de Psychiatrie comparée :

• Un groupe hyperactivité comparant les troubles des autocontrôles chez le chien et l’enfant.

• Un groupe à califourchon sur la neurologie et le comportement, s’attachant à mieux comprendre les enjeux du vieillissement (notamment les mécanismes d’involution en lien avec l’allongement de la vie) pour l’avenir de nos médecines.

• Un groupe psychiatrie et biologie travaillant sur les liens existant entre médecine organique et comportement.

• Un groupe évaluation du risque oeuvrant pour le développement d’une approche médicale et raisonnée de l’évaluation de l’agressivité.

Le médecin de l’Homme et le médecin de l’animal entendent avancer de concert dans cette nouvelle et passionnante aventure en partageant leurs savoirs et leurs travaux. Dans l’objectif de progresser ensemble, en découvrant ou en créant de nouveaux ponts toujours plus nombreux entre les deux médecines.

Des ponts qui favoriseront les grandes découvertes de demain.

Pour un bien-être mutuel des espèces, dans le respect de chacune avec la responsabilité qui nous incombe.

Crédit photo : Shutterstock

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