Le chien plus performant que les machines contre le terrorisme

Son flair surdéveloppé est le principal atout du chien détecteur de bombe

L’ensemble des chiens possède un flair surdéveloppé et excessivement performant (leur odorat est 40 fois supérieur au nôtre). Mais un chien détecteur de bombe doit également être social, discipliné et physiquement tenace. Aucune machine existante ne peut trouver des bombes aussi efficacement et rapidement qu’un chien. Autrefois, on entraînait les chiens via des objets immobiles comme des voitures ou bateaux. Pour augmenter leurs chances de trouver des engins explosifs, de plus en plus de maîtres laissent leurs chiens sans laisse, ce qui les rend capables de repérer un terroriste qui porterait une ceinture d’explosifs, par exemple. Chez K2 Solutions (une entreprise indépendante fournissant l’Armée Américaine en chiens militaires), un chien en liberté peut « examiner » olfactivement 200 personnes en une minute.

Une histoire de race ?

La carrière d’un chien chercheur de bombes varie entre 8 et 10 ans. En conséquence, la TSA – Administration américaine de Sécurité des Transports – doit remplacer 100 chiens par an, en moyenne. Avec un nombre aussi important, et devant le manque de chiens disponibles, la TSA emploie de nouvelles stratégies, surtout concernant les chiens dit « libres » spécialement entrainés à chercher sur les passagers en mouvement. L’organisation a décidé de se fournir en chiens déjà formés par des particuliers. Cette méthode ne portera pas nécessairement ses fruits, elle est extrêmement bureaucratique, enterrant les éleveurs sous des montagnes de papiers pour la vente d’un seul chien.

Plusieurs voix se sont élevées dans le pays, conseillant la TSA de ne pas se limiter à trop peu de races de chiens différents, la diversification raciale serait bénéfique. Le Springer Anglais, par exemple, est une nouvelle race extrêmement performante, mais son format est considéré comme trop petit par la TSA.

Un programme national d’élevage et davantage de collaboration entre les diverses agences gouvernementales, les universités et le secteur privé, seraient profitables, particulièrement au niveau des éleveurs.

 Si auparavant, les chiens chercheurs de bombes étaient considérés comme un « détail » dans les programmes de sécurité (surtout pour les centres commerciaux ou les musées), c’est aujourd’hui devenu partout une norme.

Lisa-Marie Dubreuil

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