Commerce illégal de chiens victimes de la mode : le trafic de petits chiens explose en Europe

Des groupes de défense des animaux dénoncent des pratiques d’élevage et de vente inadmissibles et réclame la fin d’un trafic très lucratif

Ils sont mignons comme des peluches, petits et faciles à transporter. Pour beaucoup de personnes, ils sont devenus un «accessoire de mode » et sont depuis quelques temps victimes de leur popularité. On les trouve en couverture des magazines people dans les bras de célébrités françaises ou internationales, ce qui a renforcé leur popularité. Parmi eux, on trouve le Bichon frisé, le Bouledogue français, le Cavalier King Charles ou le Chihuahua… Comme l’indique le media Atlantico, on les appelle les « chiens sacs à main » car ils se portent comme un sac à main.

Leur petite taille qui les rend plus facile à cacher et leur permet ainsi d’échapper plus aisément aux contrôles, ainsi que l’effet de mode en lien avec leur popularité ont contribué à l’essor de ce trafic en générant une demande importante.

Anne-Claire Chauvancy, responsable de la protection animale pour la Fondation Assistance aux animaux, explique que le trafic animal constitue la troisième source d’économie sous-terraine mondiale, autant dire un commerce considérable. Elle indique par ailleurs que comme le Chien n’est pas une espèce protégée, il devient la victime de ces crimes organisés. Enfin, en Europe, le chien tient la troisième place la plus demandée parmi les animaux de compagnie.

Ce commerce illégal englobe les pays de l’Est au sein desquels des pseudo-élevages intensifs (de véritables fermes-usines) vendent les chiots en gros via la Belgique. Ces derniers sont ensuite revendus aux particuliers par ces acheteurs en gros, par le biais d’annonces en ligne, qui sont très peu contrôlées. Une légère baisse du prix de vente suffit à rendre ce commerce illégal florissant. Bien sûr, tout cela sur fond de faux papiers (ou d’absence de papiers) pour les chiots.

Les précautions à prendre de la part de l’acquéreur

Un prix particulièrement bas pour un Chihuahua par exemple doit toujours inciter un potentiel acquéreur à rester vigilant. Outre le fait qu’un chiot issu d’un tel trafic aura de faux papiers ou n’en possèdera pas, il présentera très certainement, compte tenu des conditions de développement défectueuses, un déséquilibre émotionnel à l’origine de comportements potentiellement problématiques.

Comme la provenance de l’animal n’est pas écrite sur son front, quelques précautions particulières au moment de l’acquisition permettront d’éviter des déconvenues. Il est par exemple recommandé de pouvoir visiter l’élevage d’origine en vérifiant notamment que le chiot est resté en permanence au contact de la mère (ou d’autres chiens adultes) et de la fratrie. L’âge légal de la vente étant deux mois, il faut essayer tant faire se peut de vérifier la concordance de l’âge indiqué sur les papiers avec l’âge réel du chiot. Enfin, l’origine française de celui-ci peut être vérifiée par le numéro de puce électronique qui doit commencer par 250. Attention, si l’identification commence par 900, le chiot provient d’un pays de l’Est, s’il commence par 600, le chiot est d’origine russe ! Mieux vaut dans ce cas revoir son choix.

Crédit photos : Shutterstock

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