Peut-on éduquer un chat ?

Les thèmes abordés

Un chat ne s’éduque pas au même titre qu’un chien

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Le chat n’est pas un être social par essence comme le chien. Il le devient par expérience.

Pour cette raison mais aussi parce qu’ils n’appartiennent pas à la même espèce, malgré leur domestication commune par l’Homme, le chat et le chien ne sont pas comparables. Un chat ne doit donc pas être considéré comme un petit chien.

S’il tisse aisément des liens avec son entourage, il présente des comportements essentiellement individuels qui n’ont pas besoin d’être modelés par l’Homme avec des apprentissages du type “ assis, couché…” pour vivre en harmonie avec lui.

Sauf peut-être à un principal titre : l’acquisition d’un équilibre émotionnel satisfaisant basé sur des qualités acquises par l’expérience.

Les qualités acquises par l’expérience

La socialisation

Plus le chat aura été confronté précocement (entre 2 et 7 semaines d’âge) à des individus de sexe et d’âge variés (hommes, femmes, enfants, personnes âgées), meilleures seront ses compétences émotionnelles envers les humains.

Il en est de même envers les autres espèces (par exemple, s’il doit vivre avec un chien).

De même, plus il aura été manipulé avec douceur, meilleure sera sa tolérance aux contacts physiques.

Le chat peut développer des affects très puissants vis-à-vis de l’humain, cela dépend également de son tempérament.

Même bien socialisé, les besoins d’interactions sont variables d’un individu à l’autre et basés sur des préférences individuelles.

Le chat doit pouvoir avoir le choix d’interagir ou non en conservant la possibilité de se soustraire à l’humain. Il peut chercher sa proximité (aimer se tenir à côté de lui) sans forcément vouloir être manipulé et caressé.

Cette compréhension de sa nature est fondamentale pour optimiser son bien être.

La tolérance des expériences diverses et le respect de ses besoins comportementaux de prédateur par l’enrichissement de son milieu

Pour cela, il est nécessaire de respecter certaines règles 

La possibilité pour le chat d’accéder à l’extérieur, si cela est possible.

S’il ne peut pas sortir, mettre à sa disposition de nombreux jouets (boules de papier, balles, mobiles).

Le faire également bouger en jouant avec lui régulièrement mais de manière indirecte : ne pas jouer avec les mains mais lui proposer de courir après un jouet lancé ou attaché au bout d’une « canne à pêche » improvisée, par exemple.

Lui accorder chaque jour plusieurs courts instants en fonction de vos possibilité plutôt qu’une période unique et prolongée.

En tant que prédateur, le chat est très réactif aux mouvements et également fortement réceptif aux stimulations lumineuses. Pour satisfaire ce besoin, vous pouvez le stimuler à « capturer » le faisceau d’un laser, par exemple. Après une séance de quelques minutes, on conseille de lui lancer une croquette pour ne pas le frustrer de ne pas capturer « l’objet de sa chasse ».

Installer des lieux en hauteur et des cachettes où le chat peut se retirer au calme, et/ou lui proposer un arbre à chat avec une plateforme de repos. Les chats au tempérament timide doivent pouvoir se retirer dans des cachettes improvisées (étagère reculée, boite en carton, sous la couverture d’un lit) ou prévues à cet effet (cachette dans l’arbre à chat)…

Laisser la possibilité au chat de regarder par la fenêtre (si la fenêtre est en hauteur, installer une chaise sur laquelle le chat peut monter pour observer). Certains chats peuvent rester longtemps ainsi à suivre du regard la nature en mouvement.

Favoriser au maximum le développement du chaton dans un milieu similaire à son futur milieu de vie (bruits de maison, famille avec enfants…) avant l’âge de dix semaines.

L’acquisition des autocontrôles entre 5 et 7 semaines d’âge

Ce que fait la mère des chatons 

Pour apprendre à ses chatons trop agités à se contrôler et s’autoréguler, la mère chatte intervient en leur administrant avec sa patte des claques sur le nez ou en leur griffant le ventre. C’est son signal d’arrêt.

L’utilité d’adopter les mêmes principes éthologiques 

Au cours du jeu avec l’humain, il est possible d’utiliser les mêmes principes que la mère pour apprendre au chaton à contrôler ses mordillements et ses griffades.

• Il ne faut jamais jouer directement avec les mains afin de ne pas surexciter le chaton et attiser ses griffades et ses mordillements. Comme il l’a été indiqué supra dans l’enrichissement du milieu, il est préférable de mettre une distance entre lui et votre corps. En le faisant courir après un bouchon fixé au bout d’une « canne à pêche » improvisée, par exemple.

• Il faut interrompre le jeu si le chaton monte trop en excitation et le reprendre quand ce dernier s’est calmé.

• Lorsque malgré tout, le chaton essaie de griffer ou mordre la main, il est nécessaire de le stopper en lui administrant sur le fait, sans violence mais avec une certaine fermeté une petite “pichenette” contrôlée (index propulsé par le pouce) sur le nez. Celle-ci ne doit pas être douloureuse mais simplement alerter le chaton sur la nécessiter de s’arrêter. C’est votre signal d’arrêt.

• La continuité immédiate entre les griffades ou les mordillements et la « sanction » (la “pichenette”) est indispensable pour la bonne interprétation de votre signal d’arrêt par le chaton. En effet, ce dernier doit cesser immédiatement. S’il s’agite davantage, il est conseillé de rompre l’interaction et de s’éloigner en l’ignorant jusqu’à qu’il se calme.

• Un signal vocal précédé d’un signal visuel (doigt en l’air) peut également permettre au chaton d’apprendre à se contrôler avant que son excitation soit trop importante.

Remarque

Hormis ces impératifs favorisant l’acquisition de l’équilibre émotionnel du chaton, dès le sevrage, un chat doit avoir acquis la propreté en utilisant spontanément son bac à litières pour faire ses déjections. Si ce n’est pas le cas, il faut consulter un vétérinaire.

Par ailleurs, sachez qu’il existe chez le chat certaines particularités comportementales spécifiques à son espèce. Toute sa vie durant, on peut observer chez lui, la persistance de comportements infantiles (encore appelés caractères néoténiques ou néoténie), tels que :

• Des jeux sociaux et solitaires.

• Un pétrissage des supports meubles (dont le corps de son propriétaire) avec les pattes antérieures.

• La persistance de comportements de tétée.

• Du ronronnement.

Conseils d’achat vétérinaire

Pour occuper votre chat, a fortiori s’il n’a pas accès à l’extérieur, nos vétérinaires vous conseillent les jouets suivants :

arbre-a-chat-creativ  Arbre à chat Creativ : confortable, ludique, diverses cachettes, très résistant.

laser-frolicat-bolt-chat  Laser Frolicat Bolt : jouet interactif. Le chat bondit à la poursuite du laser.

kong-kickeroo-souris-chat  Kong Kickeroo Souris spécialement étudié pour stimuler l’instinct naturel de chasse.

jouet-kong-wild-tails-chat  Jouet Kong Wild Tails sonore et lumineux pour réveiller l’instinct naturel de chasse.

jouet-frolicat-pounce-chat  Jouet Frolicat Pounce : une souris stimule l’instinct naturel de chasseur du chat.

kong-jouet-a-herbe-a-chat-tortue  Kong tortue : jouet contenant une poche à remplir d’herbe à chat.

litiere-perlinette-chat  Litière Perlinette 4L – 30L dernière génération, hyper absorbante, 100% hygiénique.

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