Choisir mon chat

Chaque chat est unique !

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Les croyances erronées

Ranger les chats dans des cases caractérisant leur tempérament constitue une donnée erronée induisant de fausses croyances, car chaque chat est unique !

Exemples de croyances erronées :

• Le Persan n’est pas un chat d’extérieur.

• Le Siamois est agressif.

• Le Ragdoll est affectueux.

La complexité du concept de tempérament

Une quantité pléthorique d’informations caractérisant le tempérament est largement diffusée pour être in fine relayée par les maîtres eux-mêmes mais il s’agit en réalité d’une thématique beaucoup plus complexe. En effet, le tempérament désigne « une tendance personnelle à réagir » et ne peut être défini qu’à partir de l’étude des réactions du chat dans plusieurs situations différentes.

A l’heure actuelle, il n’existe aucun test fiable permettant de catégoriser le tempérament des chats. La difficulté de valider une méthode scientifique pour décrire celui-ci tient à la trop grande variabilité de critères existants. La recherche doit encore avancer dans ce domaine.

La génétique

Le comportement

La génétique n’explique pas à elle seule le comportement. Elle détermine principalement les caractéristiques générales dominantes de la race qui ont été sélectionnées par l’Homme au cours de la raciation, principalement basée pour le chat sur des critères morphologiques. Ces derniers  étant indissociables des bases génétiques des comportements, on a pu voir émerger dans chaque race des grands traits de comportement.

Un réel problème émerge cependant avec l’amalgame qui est fait entre l’appartenance à une race et les besoins spécifiques d’espèce ou les variations tenant à l’individu. Le chat est avant tout un chat avec des besoins qui lui sont propres.

La morphologie et le pelage

La race est un critère déterminant dans l’acquisition d’un chat car le temps consacré à son entretien ne sera pas le même. La morphologie et le pelage notamment sont des facteurs importants à prendre en compte.

Exemple du Persan : tête écrasée et poil long nécessitant des soins oculaires et un brossage réguliers.

Il est indispensable de prendre toutes ces données en compte avant de s’engager dans un processus d’adoption !

L’environnement

L’environnement auquel est soumis l’animal durant son développement revêt également une importance capitale !

Le développement comportemental du chat s’achève aux environs de 7 semaines (contre 12 semaines environ chez le chien), ce qui raccourcit la période durant laquelle des critères fondamentaux pour une bonne familiarisation à l’humain se réalise :

Les contacts avec tout type d’humain

Cela lui permet de rentrer facilement en contact avec tous les individus.

Par exemple : apprécier les enfants et jouer avec eux.

L’exposition à tout type de stimulations

Cela lui permet de favoriser et d’augmenter sa tolérance à des milieux variés et de s’y adapter.

Pa exemple : ne pas sursauter au moindre bruit.

La régulation de l’activité motrice

Cela lui permet de se contrôler et d’enchaîner divers comportements.

Par exemple : accueillir les gens sans sauter et s’asseoir.

L’équilibre émotionnel du chat

Tous les chats sont de potentiels chats de maison

Toutes les capacités de vie au contact de l’humain précédemment exposées font partie de l’équilibre émotionnel de l’animal qui s’acquiert donc sous certaines conditions. De sorte que si l’environnement est propice, tous les chats sont de potentiels chats de maison de s’adapter.

Tous les chats sont des prédateurs mais ils n’ont pas les mêmes besoins individuels

La question fondamentale à se poser est : quel mode de vie il est possible d’offrir à son animal, compte tenu de ses besoins ?

Tous les chats en tant que prédateurs présentent des besoins d’activité de chasse.

D’où l’importance pour les chats n’ayant pas accès à l’extérieur, d’enrichir le milieu de vie en jouets ou en architectures variées, même si le tempérament de l’individu en fait à la base un chat plus calme et timide ou plus actif et agité.

La responsabilité du maître

La responsabilité du maître passe par le choix raisonné de la race. Un maître responsable est davantage capable de fournir à son chat un confort de vie contribuant à son épanouissement.

La relation n’en sera que plus harmonieuse !

Docteur Laurence Dillière Lesseur, Vétérinaire Comportementaliste

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