Tempérament du chat : question de race ?

Chaque chat est unique !

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Les croyances erronées concernant les races de chats

Ranger les chats dans des cases caractérisant leur tempérament constitue une donnée erronée induisant de fausses croyances, car chaque chat est unique !

Exemples de croyances erronées :

• Le Persan n’est pas un chasseur.

• Le Siamois est agressif.

• Le Ragdoll est affectueux.

Ce qu’il faut retenir :

Le Siamois n’est pas plus agressif que le Ragdoll ! Le Ragdoll pas plus affectueux que le Persan. Et le Persan pas moins chasseur que le Siamois.

Tout cela pour dire et vous l’aurez compris que la façon de se comporter d’un chat d’une façon générale ou de manière particulière ne se résume pas à son appartenance à une race même si au cours de la raciation, avec la sélection de certains critères morphologiques, des tendances comportementales ont pu être également sélectionnées.

Par comparaison au chat Persan peu bavard, il est avéré qu’un chat Siamois miaule davantage pour s’exprimer. Mais il est également vrai que cette tendance peut être diminuée ou renforcée par le comportement des maîtres.

Le persan est plus déambulateur que grimpeur et généralement calme mais nombre de Persans aiment s’aventurer en extérieur !

Enfin, chaque chat naît avec un caractère particulier, qui lui est propre et le rend unique : celui-ci plus timide, celui-là plus affirmé …

Le concept de tempérament chez le chat

Définition du tempérament 

Beaucoup d’informations à la fois écrites mais également affirmées oralement par nombre de maîtres circulent à propos du tempérament des chats.

Scientifiquement parlant, le tempérament désigne « une tendance personnelle à réagir » et ne peut être défini qu’à partir de l’étude des réactions du chat dans plusieurs situations différentes.

Ce qu’il est important de savoir 

Une étude de 2017 conjointement réalisée par des scientifiques australiens et néo-zélandais a permis de montrer que comme nous, les chats possèderaient leur personnalité propre. Chaque personnalité pouvant être définie au moyen de 5 traits de caractères différents qui seraient : névrosisme, extraversion, dominance, impulsivité, complaisance.

Attention au terme de dominance chez le chat. En effet, la dominance sensu stricto n’existe pas dans cette espèce (en comportement félin on parle plutôt de chat actif ou passif) puisque le chat n’est par définition pas une espèce sociale mais territoriale. Ce terme demeure cependant parlant pour les propriétaires qui l’utilisent fréquemment pour définir le caractère de leur chat, c’est pourquoi il a été retenu dans cette étude.

Le fait de pouvoir comprendre la personnalité de son chat est utile pour adapter son environnement  physique et social ainsi que ses conditions de vie et améliorer ainsi son bien-être.

La génétique du chat

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Le comportement

La génétique n’explique pas à elle seule le comportement. Elle détermine principalement les caractéristiques générales dominantes de la race qui ont été sélectionnées par l’Homme au cours de la raciation, principalement basée pour le chat sur des critères morphologiques. Ces derniers  étant indissociables des bases génétiques des comportements, on a pu voir émerger dans chaque race des grands traits de comportement.

Un réel problème émerge cependant avec l’amalgame qui est fait entre l’appartenance à une race et les besoins spécifiques d’espèce ou les variations tenant à l’individu. Quelle que soit sa race d’appartenance, le chat reste avant tout un chat, avec des besoins qui lui sont propres.

La morphologie et le pelage

La race est un critère déterminant dans l’acquisition d’un chat car le temps consacré à son entretien ne sera pas le même. La morphologie et le pelage notamment sont des facteurs importants à prendre en compte.

Exemple du Persan : tête écrasée et poil long nécessitant des soins oculaires et un brossage réguliers.

Il est indispensable de prendre toutes ces données en compte avant de s’engager dans un processus d’adoption !

L’environnement du chat

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L’environnement auquel est soumis l’animal durant son développement revêt également une importance capitale !

Le développement comportemental du chat s’achève aux environs de 7 semaines (contre 12 semaines environ chez le chien), ce qui raccourcit la période durant laquelle celui-ci acquiert les bases fondamentales à une bonne familiarisation à l’humain :

Les contacts avec tout type d’humain

Cela permet au chat de rentrer facilement en contact avec tous les individus.

Par exemple : apprécier les enfants et jouer avec eux.

Pour cela, on lui fera rencontrer avant l’âge de 2 mois tout type d’individu et en particulier des enfants.

L’exposition à tout type de stimulations

Cela permet au chat de favoriser et d’augmenter sa tolérance à des milieux variés et de s’y adapter.

Pa exemple : ne pas sursauter au moindre bruit.

Pour cela, on l’exposera avant l’âge de 2 mois aux bruits de la maison et de la rue.

La régulation de l’activité motrice

Cela permet au chat de se contrôler et d’enchaîner divers comportements.

Par exemple : ne pas grimper sur les jambes comme sur un tronc arbre et savoir patienter pour interagir avec son maître.

Pour cela, on interdira à notre chaton de nous mordiller et on jouera avec lui indirectement sans utiliser les mains (canne à pêche, faisceau laser…).

L’équilibre émotionnel du chat

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Tous les chats sont de potentiels chats de maison

Toutes les capacités de vie au contact de l’humain précédemment exposées font partie de l’équilibre émotionnel de l’animal qui s’acquiert donc sous certaines conditions. De sorte que si l’environnement est propice, tous les chats font de bons chats de maison bien équilibrés.

Tous les chats ont des besoins fondamentaux

Le mode de vie du chat

Avant d’acquérir un chat, la question fondamentale à se poser est : quel mode de vie est-il possible de lui offrir, compte tenu de ses besoins ?

Tous les chats en tant que prédateurs présentent des besoins d’activité de chasse. Ce besoin se manifeste en particulier à la tombée de la nuit ou encore à l’aube. Il est fréquent que les chats n’ayant pas accès à l’extérieur se mettent à présenter « un quart d’heure de folie » le soir, comme le nomment leurs propriétaires. Ce comportement de course à travers tout l’appartement est alors produit en réponse à un besoin interne, alors même qu’il n’y a pas de jardin ni de proie autour du chat.

D’où l’importance pour les chats n’ayant pas accès à l’extérieur, d’enrichir le milieu de vie en jouets ou en architectures variées, même si le tempérament de l’individu en fait à la base un chat plus calme et timide ou plus actif et agité. On veillera en particulier à bien positionner les ressources.

L’emplacement des ressources

On veillera en particulier à placer les ressources en nombre suffisant et bien positionnées afin de maximiser le bien-être du chat :

• Le lieu de couchage

Il doit s’agir d’un endroit calme, chaud, et si possible en hauteur. On conseille d’observer les préférences du chat (carton, panier, fauteuil…) et de s’y adapter.

• Le griffoir

Il doit présenter un support stable, être disposé verticalement et être suffisamment long pour que le chat puisse s’étendre en griffant. Il doit également être solide et disposé bien en vue ou près des zones de griffades indésirables (près lieu de couchage, de la porte d’entrée, à l’entrée des pièces, devant les zones saillantes ou les zones de passage). Son substrat doit être en relief (en sisal, bois d’olivier ou carton ondulé) et attractif (il est possible de frotter un noyau d’olive ou de l’herbe à chat – Nepeta cataria ou cataire séchée – dessus pour attirer le chat, ou également des phéromones de synthèse).

• Le bac à litière

Ce lieu doit offrir au chat une certaine intimité tout en étant en accès libre. Le bac doit être suffisamment grand pour que le chat puisse se retourner et enfouir ses besoins. Pour un vieux chat, on choisira un bac qui n’a pas des bords trop hauts.

• Les zones de jeux

Elles doivent être dispersées dans l’habitat mais sans vis-à-vis avec la litière.

• La gamelle de nourriture

Elle sera disposée dans un endroit calme, à distance de la litière. L’accès à la gamelle est en libre service afin de respecter sa nature de consommateur parcimonieux. Différentes gamelles permettent cela dans le commerce comme la gamelle interactive.

• La gamelle d’eau

Celle-ci doit être large, facile d’accès et éloignée de l’aliment.

La responsabilité du maître

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Faire le bon choix

La responsabilité du maître passe d’abord par la décision de faire le bon choix en prenant un chat puis par le choix raisonné de la race.

Un maître responsable est davantage capable de fournir à son chat un confort de vie contribuant à son épanouissement. La relation n’en sera que plus harmonieuse !

Optimiser la relation avec son chat

Génétique et environnement sont donc deux facteurs indissociables l’un de l’autre dans les relations Homme-chat.

Mais la capacité d’entrer en relation à l’humain ne dépend pas de la race.

Il faut avant tout que le chat reconnaisse l’humain comme une espèce amie puis qu’il développe avec celui-ci des relations prévisibles, stables et positives.

Conseil vétérinaire

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Docteur Laurence Dillière Lesseur, Vétérinaire Comportementaliste

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