Persistance du canal artériel chez le chien

Définition de la persistance du canal artériel chez le chien

La persistance du canal artériel chez le chien est une maladie congénitale et correspond à une malformation extérieure au cœur.

Le canal artériel (ou canal de Botal) est un vaisseau mettant en communication l’artère pulmonaire et l’aorte chez le foetus. Au moment de la naissance du chiot, le canal artériel se ferme spontanément sauf cas exceptionnel. S’il reste ouvert, il nécessite alors une fermeture chirurgicale.

On rencontre plus fréquemment cette malformation chez le Caniche, le Colley et le Berger allemand.

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Symptômes de la persistance du canal artériel chez le chien

Cette malformation entraîne des répercussions sur le plan médical avec les symptômes suivants :

• Un retard de croissance.

• Une déficience respiratoire à l’effort.

• Un souffle mixte au cœur (phases de contraction et de dilatation) d’intensité importante.

• Un frémissement vibratoire perceptible à la main appliquée sur la région du thorax en avant du coeur.

• Eventuellement de l’ascite (épanchement de liquide dans l’abdomen).

Diagnostic de la persistance du canal artériel chez le chien

Une échocardiographie permet d’établir le diagnostic. L’angiocardiographie permet de le confirmer.

Au bilan, il s’agit d’une malformation grave à court ou à moyen terme. En cas de canal artériel de petite taille, il arrive que certains chiens puissent vivre avec cette malformation plusieurs années.

Pronostic de la persistance du canal artériel chez le chien

Le pronostic varie en fonction de la gravité de la malformation.

Traitement de la persistance du canal artériel chez le chien

Le traitement demeure exclusivement chirurgical et si la taille et l’état du chien le permettent, il convient de le conseiller. Celui-ci consiste à ligaturer le canal artériel. L’intervention est conseillée entre deux et quatre mois.

Plus tardivement, les lésions secondaires ne sont pas totalement réversibles, mais le confort de vie est amélioré. L’opération demeure, dans tous les cas, curative, lorsqu’elle est pratiquée avant six mois.

Docteur Laurence Dillière Lesseur, Vétérinaire Comportementaliste

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