Chimiothérapie anticancéreuse • chien

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La chimiothérapie, une méthode de plus en plus utilisée chez le chien

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Avec l’augmentation de la longévité des chiens et des chats, le cancer est devenue une maladie de plus en plus présente en médecine vétérinaire. Parmi les possibilités de traitement du cancer, on trouve la chirurgie, la radiothérapie et la chimiothérapie.

La chimiothérapie est une méthode de plus en plus utilisée pour combattre le cancer chez le chien. Elle consiste en l’administration de médicaments à potentialités anticancéreuses, qui sont administrés soit sous forme orale, soit sous forme injectable. Les inconvénients majeurs sont des effets secondaires souvent importants, et une toxicité dirigée envers des cellules saines de l’organisme.

Recourir à la chimiothérapie seule chez le chien

Les cancers qui ne peuvent pas être traités autrement que par chimiothérapie entrent dans ce cas de figure. Les maladies concernées sont les leucémies (prolifération de globules blancs dans la moelle osseuse et le sang) du chien, les lymphomes malins multicentriques (cancers lymphatiques atteignant tous les ganglions, parfois le foie et la rate et dont l’origine est les globules blancs).

Le cancer étant disséminé dans l’organisme, le retrait chirurgical de la tumeur n’est pas envisageable. Une bonne maîtrise des protocoles mis en place permet d’obtenir, le plus souvent, une rémission de plusieurs années chez les chiens traités.

Recourir à la chimiothérapie en complément de la chirurgie chez le chien

On parle de chimiothérapie adjuvante lorsqu’elle vient en complément d’un autre traitement. En l’occurrence, le plus fréquent est la chirurgie. Dans ce cas, la chimiothérapie est utilisée en complément du retrait de tumeurs à fort potentiel de généralisation.

Les maladies concernées sont le cancer des mamelles à haut grade de malignité, les hémangiosarcomes (cancer des vaisseaux sanguins) de la rate chez le chien, les cancers des os, les cancers thyroïdiens, les cancers digestifs, les cancers pulmonaires et certains cancers de la peau (mastocytomes et carcinomes). Le traitement est alors, en général, limité (entre 3 et 6 mois).

Recourir à la chimiothérapie palliative chez le chien

On parle de chimiothérapie palliative lorsqu’il ne s’agit plus que de ralentir l’évolution d’un cancer car la guérison n’est pas possible. Le traitement est dans ce cas maintenu à vie chez le chien.

Les maladies concernées sont : tous les cancers inopérables (tumeur envahissant les cavités nasales), les cancers disséminés (tumeurs cutanées multiples), ou les cancers métastasés.

Effets secondaires de la chimiothérapie chez le chien

Effets secondaires communs à toutes les substances médicamenteuses utilisées

• Toxicité cutanée : perte de poils réversible à l’arrêt du traitement.

• Toxicité digestive : plus ou moins des vomissements et des diarrhées. Il sera associé un traitement préventif.

• Toxicité sur la moelle osseuse : chute des globules rouges, globules blancs et plaquettes. Des prises de sang devront être réalisées avant chaque chimiothérapie.

Effets secondaires variables selon les substance médicamenteuses utilisées

Les effets secondaires chez le chien sont en lien avec l’organe ciblé et les effets potentiels sur celui-ci.

Des examens doivent être réalisés avant la mise en place de la chimiothérapie pour connaître la tolérance potentielle de ces organes au traitement, puis en cours de chimiothérapie pour suivre l’éventuel effet toxique.

Pour exemple, l’adriamycine, un anticancéreux courant, possède une toxicité cardiaque chez le chien et une toxicité rénale chez le chat. Pour le chien, une surveillance particulière du coeur devra être effectuée, tandis que pour le chat, celle-ci portera plus particulièrement sur le rein.

Faut-il interrompre un traitement si le chien est intolérant à la chimiothérapie ?

Globalement, rares sont les traitements de chimiothérapie qu’il faut interrompre pour intolérance. La plupart du temps, les effets secondaires sont bien supportés et le chien continue de posséder une bonne qualité de vie. Son existence peut même être prolongée de plusieurs années, dans certains cas.

Docteur Laurence Dillière Lesseur, Vétérinaire Comportementaliste

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