Mon chien flaire les personnes qu’il rencontre

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L’odorat chez le chien : un sens surdéveloppé

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En fonction des races de chiens et également des odeurs, la sensibilité de l’odorat des chiens est 1000 à 1 million de fois plus développé que celui des humains. En effet, la surface d’échange au niveau de la muqueuse nasale est de plusieurs mètres carrés chez le chien contre quelques centimètres carrés chez l’humain.

L’olfaction joue un grand rôle dans la communication chez le chien.

C’est d’ailleurs le seul sens qui ne s’altère pas au cours du vieillissement.

Les phéromones et la communication en général, chez le chien

En reniflant ses congénères, le chien détecte les phéromones produites au niveau des glandes anales et circumanales (région de l’anus), faciales (commissures des lèvres et conduit auditif externe) et podales (coussinets plantaires), phéromones également présentes dans la salive, l’urine, les selles, les sécrétions vaginales et peut-être le sébum.

Les phéromones sont des substances chimiques sécrétées dans le milieu extérieur par les selles et les urines du chien. Elles jouent un rôle dans la communication entre les individus. Elles induisent notamment des modifications émotionnelles à l’origine de réponses comportementales variées.

Les phéromones renseignent sur le sexe, l’identité, l’état physiologique (chienne en chaleurs ou non par exemple), l’état émotionnel, la position sociale, l’identité du chien émetteur.

Le flairage des parties génitales : une importance capitale dans la communication chez le chien

Lors d’un premier contact avec un congénère, la région de l’anus et des parties génitales est la première zone du corps à être explorée par le chien, pour faire connaissance.

L’action inter-espèces des phéromones

Il est prouvé que certaines phéromones sexuelles ont une action inter-espèces. Ainsi il est hautement probable que les chiens perçoivent des informations à notre sujet en reniflant nos zones génitales.

Quant aux phéromones en général, bien qu’elle soient propres à l’espèce concernée (elles permettent aux individus de communiquer entre eux au sein d’une espèce), il est possible que le chien perçoive des informations à notre sujet en reniflant nos zones corporelles qui correspondent à celles explorées entre congénères.

Les actions inter-espèces des phéromones devraient être approfondies dans le futur.

Docteur Laurence Dillière Lesseur, Vétérinaire Comportementaliste

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