Hyperthyroïdie du chat

Bonjour,

D’abord merci pour votre site et les explications très claires sur l’anatomie de nos poilus. Les sites aussi explicites que le vôtre sont trop rares.

Ensuite, j’ai 2 questions à propos d’un de mes chats, Betty (femelle européenne né en mars 2006), à qui, en septembre 2017, on a diagnostiqué une hyperthyroïdie par :

– une T4 à 164 ((initialement) et qui n’est pas descendue dans les normes malgré les mois de traitements : Apelka et Félimazole qui sont par ailleurs très mal supportés et ont rendu nécessaires des injections de corticoïdes de plus en plus fréquemment… par suite de vomissement de sang entre autre)
– une augmentation des PAL à 428 et ALAT 234,
– une légère baisse de la créatinine

Une échographie a décelé :

– rein droit de taille augmentée, globuleux,
– foie homogène de taille normale,
– vésicule biliaire : absence d’anomalie, contenu hypoéchogène,
– anse digestive épaisse, une lésion possible intestinale.

Je tente donc de stopper ces injections de corticoïdes en la traitant par phytothérapie et homéopathie (Lycope (thyroïde)-, Desmodium (foie), Extrait de bourgeon sans alcool de Figuier (Intestins), Extrait de bourgeons sans alcool de Cassis (anti-inflammatoire) et je gère certains les symptômes de vomissements et/ou de diarrhées (avec ou sans sang) grâce à l’homéopathie, avec un bien meilleur résultat que tous les produits allopathiques qui aggravait généralement les choses).

Après des semaines de recherches et sachant que tous ses bilans sanguins qui ont précédé 2015, notamment le dernier bilan complet de 2011 qui affichait tous les taux dans les normes (T4, PAL et ALAT compris), j’en suis venue à la conclusion que cette hyperthyroïdie était la conséquence des applications de “spot-on” contenant du Fibronil (et donc une maladie auto-immune), que je n’ai commencé à appliquer pour la première fois qu’en juin 2015.

1) Sachant que je ne compte évidemment plus appliquer aucun produit susceptible de rendre mes animaux malades, dont le fibronil, pouvez-vous me dire si l’hyperthyroïdie peut se réguler naturellement avec le temps ? si oui, sous combien de temps (environ) ?

2) L’échographie a montré un “rein droit de taille augmenté, globuleux” mais des résultats d’urée, bun/créa et phos dans les normes. Un rein droit augmenté peut-il caché une maladie rénale si les résultats sanguins sont bons ?

D’avance merci pour vos réponses.
Cordialement,
Danielle

PS : votre site est Vraiment très bien, mais je trouve dommage que vous n’abordiez que les traitements allopathiques sans parler des autres options, surtout en cas d’échecs manifestes de l’allopathie)

Réponse du vétérinaire

Bonjour,

Merci à vous pour l’intérêt que vous portez à notre site ainsi qu’à vos suggestions 🙂 Il s’agit d’un travail de grande envergure. Nous espérons pouvoir intégrer par la suite des données concernant la naturopathie.

L’hyperthyroïdie est une maladie fréquente chez le chat âgé, qui y est prédisposé. Cependant l’hyperthyroïdie ne peut pas se réguler sans traitement, elle s’aggrave en général avec le temps. Si votre chatte ne supporte pas les traitements allopathiques, sachez qu’il existe une alimentation thérapeutique pour traiter l’hyperthyroïdie, qui régule l’entrée d’iode dans les cellules et permet de contrôler ainsi la sécrétion d’hormones thyroïdiennes. En revanche, si vous optez pour ce type de traitement, votre chatte ne pourra pas manger un autre aliment car l’aliment thérapeutique ne serait alors pas distribué en quantité suffisante pour être efficace. Sachez également que cet aliment est peut-être moins appétissant pour le chat et qu’une introduction progressive (en le mélangeant à l’ancien aliment) est alors recommandé. Sachez également que des contrôles sanguins sont également nécessaires, comme avec les traitements classiques.

Lors d’hyperthyroïdie, il peut exister une insuffisance rénale malgré des résultats sanguins normaux. Celle-ci est souvent démasquée lorsque l’on traite l’hyperthyroïdie et alors révélée par une augmentation des paramètres rénaux (notamment augmentation de la créatinine).

Mais les constantes rénales (urée – créatinine) peuvent aussi s’avérer normales malgré l’existence de lésions rénales, c’est une question de stade de la maladie rénale chronique. C’est notamment le cas du stade 1. En effet, dans ce cas, malgré l’atteinte rénale, il existe encore suffisamment d’unités rénales fonctionnelles permettant de compenser la défaillance du territoire rénal non fonctionnel (notamment si un seul rein commence à être atteint). Un dosage sanguin traditionnel (dosage urée-créatinine et valeur de la créatine notamment) ne permet pas alors alors d’objectiver l’insuffisance rénale. Celle-ci peut l’être par le dosage de ces constantes à partir du stade 2 de la maladie.

En 2015, un test sanguin plus sensible qui mesure la SDMA (Diméthylarginine Symétrique) a été développé, il permet de dépister deux fois plus souvent une insuffisance rénale en phase précoce par une simple prise de sang. Plus précisément, ce test permet d’évaluer le taux de filtration glomérulaire par le rein du chat.

En espérant avoir répondu à vos interrogations.

Cordialement.
Docteur Laurence Dillière Lesseur, Vétérinaire Comportementaliste

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