Problème de cohabitation entre deux chats

Bonsoir,

Il y a 5 semaines j’ai recueilli une chatte de 2 ans , perdue et non identifiée.Je lui donnais à manger tous les soir dehors devant la maison et elle aimait se mettre sur mes genoux et ronronnait.Très câline avec les membres de la famille nous l’avons faite rentrer dans la maison le 2 janvier, vu le vétérinaire, et baptisée LILY.Tout d’abord ma chatte de 13 ans (LEA) l’a ignoré et observée en feulant et grognant.L’autre s’éloignait et l’évitait se réfugiant sur les genoux des uns ou des autres.Nous avons aménagé le bureau du RDC avec tout le nécessaire et vue sur la pelouse.La même chose dans le séjour (où ma chatte avait l’habitude d’évoluer de dormir), avec toutes sortes de jouets, couchages, très grande litière.Cela allait tant bien que mal avec surtout des grognements et feulement de la part de ma chatte qui en a très peur car elle ne la voit pas dans la maison; la minette étant tigrée marron.Il y a eu une semaine où LILY a eu ses chaleurs en roucoulant sans cesse ce qui inquiétait ma chatte qui la fuyait.Là LILY était toute douce; et présentait sans cesse son derrière à ma chatte qui ne comprenait rien bien sûr.
LILY ayant pris ses marques et investie tous les lieux fréquentées par ma veille chatte, celle-ci ne peut plus sortir de ma chambre au RDC, juste en face du bureau, ni voir dehors, ni jouet.Entre ces deux pièces il y a une grande entrée qui mène a l’escalier.La nouvelle minette est très confiante agresse LEA dès que celle-ci veux rester dans l’entrée ou veux monter ou descendre l’escalier pour allez aux chambres.Ma chatte ne vie plus qu’en rampant de peur de la rencontrer, et monte sur le congélateur pour manger et l’observer; car depuis 3 jours il y a eu deux terribles bagarres, la nouvelle chatte se couchant dans les coins des portes au Rdc ou sur les chaises du séjour, y compris la cuisine, fonce sur ma vieille chatte dès qu’elle aperçoit un bout de son oreille, la poursuivant jusque dans ma chambre pour lui mettre une raclée; griffe sur le nez, l’oreille et au dessus d’un œil.Cela devient invivable car nous devons faire en sorte sans cesse qu’elles ne se rencontrent pas en enfermant l’une ou l’autre.
La nuit je garde la veille chatte dans ma chambre avec nourriture et litière et lui prodigue soins et câlins réconfortants.Le matin elle ne parait plus stressée mais méfiante.J’ouvre la porte de la chambre comme si il y avait un monstre derrière et pourtant j’ai déjà eu des chat dans ma vie (j’ai 70 ans) mais jamais avec une telle différence d’âge.Depuis janvier il y a du féliway en permanence dans le bureau et le séjour sur les prises de courants,je pulvérise aussi ce produit sur les couverture dans ma chambre et le canapé du séjour, je leur donne de croquettes Royal canin CALM qui semble réussir à LEA.Il est prévu de la stériliser le 17 février , d’après la vétérinaire elle devrai se calmer.Moi j’en doute d’une part par ce-que je pense que LILY est dominante, d’autre-part parce que ma veille chatte a toujours été peureuse; dès qu’elle voyait un chat a travers de la porte fenêtre du séjour du RDC elle se précipitait dans sa gamelle de peur sans doute qu’il vienne lui manger sa nourriture; mais maintenant avec Lily il faut que je la force à manger.Avant de prendre une décision définitive c’est à dire la confier à un refuge pouvez-vous me conseiller car toute la famille est désespérée.Bien cordialement;

Réponse du vétérinaire

Bonjour,

Je comprends votre désarroi car vous pensiez faire une bonne action et ne vouliez surtout pas que votre petite Léa soit malheureuse. Sans doute pensiez vous-même lui offrir une compagne de jeu. Sachez cependant que le chat n’est pas une espèce sociale par essence et donc qu’un congénère n’est pas forcément le bienvenu. Il n’est jamais possible de prévoir à l’avance comment deux chats étrangers se comporteront l’un vis-à-vis de l’autre, cela dépendant de plusieurs choses : conditions de développement et expériences précoces, tempérament du chat… De plus le chat est un animal hypersensible et excessivement routinier, ce qui en fait un “candidat” parfait pour les troubles émotionnels. La moindre perturbation de ses habitudes peut alors le conduire à développer un état anxieux. C’est ce qui se passe parfois dans le cas d’une cohabitation forcée… Cela est d’autant plus marqué dans le cas de Léa que celle-ci est vieillissante. Dans un premier temps, il est impératif de faire examiner cette dernière par un vétérinaire afin de vérifier l’absence d’un trouble organique lié au vieillissement (insuffisance rénale, hypertension artérielle, hyperthyroÏdie), métabolique (diabète….) ou autre car toutes ces maladies peuvent s’accompagner de désordres émotionnels. Dans un second temps, il faut impérativement éviter d’intervenir lorsque les deux chattes se trouvent en présence même si vous avez peur pour elles car vous ne ferez qu’exacerber leurs rivalités sans le vouloir. Au début d’une cohabitation, il est toujours possible d’observer des feulements ou des escarmouches qui s’arrêtent rapidement si vous laissez les chattes organiser mutuellement leur territoire. Car vu qu’elles sont à présent deux dans la maison, c’est désormais une autre organisation territoriale qui s’impose et vous ne pouvez organiser leur milieu de vie à leur place. Vous ne pouvez que proposer mais ce sont elles qui disposent 😉 L’important est de laisser des voies d’issue pour chacune d’elles en cas de montée émotionnelle et de leur laisser le temps de s’adapter l’une à l’autre en leur permettant d’accéder librement à leurs ressources. Pour ce faire, il faut multiplier les gamelles d’eau et de nourriture, les lieux d’élimination (trois litières dans trois endroits différents et jamais côte à côte si les chattes ne font pas leurs besoins à l’extérieur), les lieux de repos et les cachettes pour s’isoler en cas de nécessité (pour Léa en particulier), les postes d’observation… Si avec ces mesures et ce que vous faites déjà (diffuseur et aliment à visée anxiolytique), la situation ne s’améliore pas, il est nécessaire de demander conseil à votre vétérinaire ou de consulter un vétérinaire comportementaliste. Celui-ci médicalisera probablement vos chattes à l’aide d’un complément alimentaire ou d’un médicament afin de diminuer leurs stress respectifs ainsi que les manifestations associées, et vous proposera une thérapie comportementale adaptée en lien avec les éléments mis en lumière lors de la consultation de comportement. Je vous souhaite de tout coeur de réussir à faire revenir le calme dans votre maison 🙂

Cordialement.
Docteur Laurence Dillière Lesseur, Vétérinaire Comportementaliste

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