Boiterie chez le chat – Mon chat boite

boiterie_patte_chat

La boiterie chez le chat constitue une cause fréquente de consultation. Celle-ci peut avoir de multiples origines dont seul l’examen approfondi par un vétérinaire permet d’en trouver la cause, en cas de persistance.

Comment agir face à une boiterie chez le chat ?

Premiers gestes à effectuer lors d’une boiterie chez le chat

Lorsque le chat cesse de prendre appui sur son membre et en l’absence d’un traumatisme aigu évident (accident de la voie publique par exemple), le premier geste consiste à examiner l’extrémité de ce membre : inspection des doigts et des espaces interdigités (inflammation entre les doigts ?), des coussinets plantaires (coupure d’un coussinet ?) et des ongles (ongle cassé, arraché ou incarné ?).

ongle-incarne_©catedog.com

Par ailleurs, un corps étranger (par exemple épillet de graminée durant l’été ou gravillon) venant se planter dans la peau ou dans un coussinet est susceptible de soustraire l’extrémité du membre à l’appui. Des gestes simples (retrait du corps étranger visible, coupe de l’ongle dont l’étui corné est lésé) peuvent facilement régler le problème.

Un corps étranger qui a migré sous la peau du chat nécessite en revanche l’intervention d’un vétérinaire.

Il faut éviter de donner un médicament humain afin de soulager la douleur du chat. Celui-ci ne possède pas forcément la formulation et le dosage adaptés à votre chat.

Si la boiterie ne rétrocède pas spontanément rapidement (quelques jours maximum) ou si l’état du chat se dégrade, il est nécessaire de consulter son vétérinaire.

Importance des renseignements fournis par le maître du chat concernant la boiterie

L’âge du chat, l’apparition soudaine ou progressive de la boiterie, l’amélioration ou l’aggravation avec l’exercice ou le repos, l’atteinte simultanée ou intermittente d’un autre membre, un éventuel traitement en cours, l’intensité de la douleur, l’ancienneté de la boiterie constituent autant d’éléments importants à signaler au vétérinaire, qui vous posera de toute façon ces questions.

En parallèle, la description de l’état général du chat (en bonne santé ou abattu, manque d’appétit…) constitue une aide précieuse.

L’examen du chat par le vétérinaire

Le vétérinaire procède en deux temps. Il regarde d’abord marcher l’animal en orientant éventuellement sa démarche, afin de suspecter une origine plutôt nerveuse, articulaire ou autre de la boiterie, puis examine celui-ci sur la table d’examen.

Il réalise un examen clinique général comprenant entre autres un examen neurologique, puis s’attarde sur le membre malade.

Le recours à la tranquillisation du chat

Lors de fracture ou de luxation, les manipulations réalisées par le vétérinaire peuvent être douloureuses pour le chat et nécessiter une tranquillisation. Celle-ci permet également de réaliser d’éventuels examens complémentaires dans de bonnes conditions (chat immobile, membre détendu) : ponction articulaire, radiographie.

luxation-intermittente-rotule-chat

Si nécessaire, des techniques d’imagerie plus sophistiquées sont réalisées et nécessitent le cas échéant le déplacement du chat dans une structure spécialisée (myélographie, scanner, IRMarthroscopie…).

Particularités de certaines boiteries chez le chat

Un chat vivant à l’extérieur qui présente un membre gonflé soustrait à l’appui peut souffrir d’une fracture (s’il a été heurté par un véhicule par exemple) ou d’un abcès (s’il a été mordu par un congénère).

Lors de démarche ébrieuse ou si l’animal présente des contractions musculaires incontrôlées, il peut également souffrir d’intoxication.

Dans tous les cas, les résultats du traitement dépendent de la qualité et de la précocité du diagnostic.

Docteur Laurence Dillière Lesseur, Vétérinaire Comportementaliste

Cet article vous a-t-il été utile ?

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (2 votes, moyenne : 5,00 sur 5)
Loading...

Votre commentaire

Soyez le premier à donner votre avis !

Rédiger un commentaire

Vous devez d'abord vous connecter pour rédiger un commentaire