Les chiens renifleurs seraient bel et bien efficaces pour dépister le cancer

Une seconde phase de tests confirme à 100 % l’efficacité de l’odorat canin dans la détection précoce du cancer du sein

KDog, un nom de code qui va peut-être sauver la vie à des milliers de femmes !

Ces quatre lettres désignent en réalité l’étude pluridisciplinaire portant sur la détection précoce du cancer du sein dirigée par le Dr en sciences Isabelle Fromantin, sous l’égide de l’Institut Curie et de l’Ecole Supérieure de Physique et de chimie Industrielle (ESPI) de Paris.

La chercheuse a travaillé de longue date sur les COV, des composés organiques volatiles composés d’atomes d’hydrogène et de carbone impactant la santé. Ceux-ci sont présents dans l’organisme et notamment en très grand nombre au niveau des plaies, mais également dans l’environnement (air ambiant, habitat, meubles, peinture…). Une partie d’entre eux déclarés « cancérigènes certains » par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) peuvent être considérés comme des indicateurs (biomarqueurs) du cancer.

Après six mois d’entrainement (seconde phase des tests du projet Kdog) sur le site de Magnac-Laval (87), Thor et Nikios, les deux chiens malinois renifleurs retenus pour l’étude ont obtenu des résultats positifs à 100 % en distinguant avec succès les échantillons sains et tumoraux sur 130 femmes volontaires. Ces résultats ont été annoncés le 21 février 2017 devant l’Académie Nationale de Médecine.

>>> CANCER DU SEIN : UNE NOUVELLE MÉTHODE DE DÉPISTAGE GRÂCE AU FLAIR DU CHIEN <<<

2018 à 2021 : la dernière étape de l’étude clinique avant une validation définitive de cette technique innovante pour la détection précoce des cancers

Non plus deux mais quatre chiens vont être utilisés cette fois pour réaliser sur 1000 femmes les tests de détection précoce du cancer du sein.

Dans cette phase, il est en effet question d’ajouter deux chiens d’une race différente éduqués par un maître distinct de celui de Thor et Nikios, afin d’exclure une influence de la race et du maître, tout en élargissant l’échantillon à 1000 femmes afin de valider la sensibilité du projet Kdog. Cette méthode pourrait ensuite être validée comme nouvelle forme de dépistage précoce du cancer, quel qu’en soit le type, et notamment le cancer de l’ovaire comme annoncé par l’Institut Curie.

La technique consiste à faire détecter aux chiens renifleurs les COV présents sur une lingette imprégnée de la transpiration d’un sujet ou sur un morceau de tissu porté plusieurs heures sur le sein. L’analyse de l’échantillon prélevé par un laboratoire permettant ensuite d’établir le diagnostic de cancer.

Méthode moins invasive et moins coûteuse, elle pourrait également à ces titres être plus facile à mettre en place dans les pays en voie de développement. Par ailleurs, elle serait particulièrement utile pour dépister le cancer du sein chez les personnes à mobilité réduite pour lesquelles la mammographie, méthode actuelle pour dépister le cancer du sein (avec la biopsie), s’avère inadaptée. Enfin, elle pourrait s’imposer comme une méthode de choix dans le futur pour le dépistage du cancer en général.

Crédit photos : Shutterstock – Catedog

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