Intelligence, conscience, langage, plaisir, sixième sens chez le chien

Les thèmes abordés


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L’intelligence chez le chien

Le chien est un animal intelligent, capable de connaître et de comprendre, même si son intelligence n’est pas qualitativement comparable à celle de l’humain.

Il est donc d’autant plus difficile de la mesurer.

Pour l’évaluer, il et possible de se baser sur des critères relatifs à : la conscience, la mémoire et la culture.

En pratique

Parmi les critères se conformant à l’intelligence humaine, le chien sait entre autres :

Mémoriser un certain nombre de mots

Sans pour autant comprendre le langage humain, le chien parvient à décrypter un ensemble de signaux et à donner un sens à de nombreuses situations.

Manifester des signes appris afin de réclamer quelque chose

Le chien peut prendre sa laisse pour réclamer une promenade, par exemple.

Adopter des attitudes humaines

Et ceci afin de communiquer avec son maître.

Le chien peut prendre une posture d’appel au jeu, faire une succession d’aplatissements et de redressements, comme le réalise l’Homme.

Comparer la taille de deux objets

Le chien peut, par exemple, choisir entre deux rations alimentaires, la plus grosse.

Aller là où se trouvent certains objets

Le chien peut attendre devant le tiroir dans lequel est rangée la laisse, à la prononciation du mot, par exemple.

Se représenter spatialement

Le chien, laissé seul, peut se dirige directement d’un point A à un point C, pour aller chercher de la nourriture, alors qu’il a appris le chemin en réalisant un détour par un point B, accompagné d’un humain.

Localiser un objet qu’il a déjà perçu et qui a disparu de sa vue

Il est aussi performant que les Gorilles ou les Chimpanzés concernant cet acquis, appelé permanence de l’objet.

Lier des relations avec les autres

Et ceci qu’il s’agisse d’individus de son espèce ou de l’Homme.

Connaître ses propres capacités et ses limites

Un chien soumis à un travail comme la chasse ou le secours ou un chien effectuant des exercices d’agility, par exemple.

Choisir un objet ou une direction pointé(é) du doigt par l’humain

Regarder l’humain pour solliciter de l’aide afin de résoudre une tâche insoluble pour lui

En théorie

Après avoir tour à tour humanisé puis considéré l’animal en général et le chien en particulier comme un objet, les mentalités et les lois humaines ont évolué et reconnaissent à présent le statut d’être sensible à ce dernier.

La conscience

Nous n’avons pas accès aux expériences propres du chien et il est donc difficile de connaître le ressenti de ses expériences même si nous savons que les chiens ont des émotions, des pensées, des souvenirs.

Ce qui est sûr, c’est que le chien n’a pas le sens des fictions : il ne sait pas ce qui s’est passé avant lui et ce qui se passera après.

Il n’a pas non plus la faculté de maîtriser les concepts : ce n’est pas parce qu’il reconnaît une balle, qu’il conceptualise la balle en tant que telle (savoir que c’est un objet sphérique de taille comprise entre celle d’une bille et d’un ballon, acheté dans un magasin…).

Globalement, on peut distinguer :

• La conscience d’accès

C’est la capacité pour les chiens (mais également les chats et tous les autres vertébrés, ainsi que les mollusques céphalopodes) d’avoir conscience de leur environnement.

• La conscience phénoménale

C’est la capacité d’avoir conscience d’être conscient.

Cette capacité est révélée par le célèbre test du miroir que passent avec succès plusieurs espèces comme : les chimpanzés, les dauphins mais également les pies.

Le chien n’a pas conscience de lui-même : il peut être “jaloux” dans le sens “avoir envie de” mais n’a pas conscience qu’il est jaloux. De même, il ne possède pas le concept du courage, du sens de l’honneur…

La mémoire

Il existe différents types de mémoire que les animaux et le chien en particulier ne possèdent pas toutes.

Les larges capacités d’apprentissage du chien ne mettent plus en doute la faculté de mémorisation chez ce dernier.

La culture

La culture est liée au développement cérébral ainsi qu’à la socialisation. Elle est présente chez l’animal même si elle n’est pas comparable à celle de l’Homme.

Chez le chien, elle peut entre autres se manifester au travers d’une morale (exemple : protection de la portée), par l’acquisition d’un langage…

Le langage chez le chien

Le chien ne possède pas de langage verbal, mais il possède tout de même un langage.

Ce dernier est à la base de la communication avec les autres individus de son espèce ou d’autres, comme l’Homme.

De l’apprentissage à la reproduction de postures

A la base de cette communication chez une espèce évoluée comme le chien, les attitudes et les postures utilisées ne sont pas uniquement innées. Il s’agit souvent d’interactions apprises que le chien sait reproduire quand il désire se faire comprendre de son maître.

Exemples d’interactions apprises et reproduites :

• Aller chercher sa laisse pour partir en balade.

• Adopter une posture de soumission suite à une réprimande.

• Echanger des aboiements entre chiens lors de la chasse pour exprimer une collaboration.

Des postures enseignées par la mère

Chez le chien, la communication est essentiellement posturale et certaines postures sont enseignées par la mère et non innées.

Exemple de posture apprise : la posture de soumission

La posture de soumission découle de la ritualisation de la posture d’élimination provoquée par la mère :

• Posture d’élimination : la mère, en retournant les chiots pour les toiletter, déclenche le réflexe périnéal des chiots, qui active l’émission d’urines et de selles.

• Ritualisation de la posture d’élimination : comportement élémentaire souvent lié à une fonction vitale (éliminer) qui a acquis une fonction de communication (soumission).

La posture de soumission peut être également associée à la posture enseignée par la mère au jeune pour le corriger, le plus fréquemment le chiot est mis sur le dos lorsqu’il est corrigé par la mère mais ce n’est pas systématique.

La notion de plaisir chez le chien

Le chien est hédoniste par nature

Il a tendance à reproduire les comportements qui lui procurent du “plaisir”, de même qu’un certain nombre d’animaux évolués.

Exemple de comportement reproduit :

Rechercher les endroits confortables pour dormir.

Le chien ne remue pas la queue seulement lorsqu’il est content. Le mouvement de la queue représente un moyen de communication qui revêt plusieurs significations en fonction de  l’intensité du mouvement, de la position de la queue, et des signes corporels associés.

A propos d’un sixième sens chez le chien

Cinq sens particulièrement développés

Des perceptions spécifiques d’espèces

L’appréhension d’un sixième sens chez le chien constitue un sujet vaste et difficile compte tenu que chacun perçoit une réalité qui lui est propre. Bien qu’il existe une communauté de perceptions dans une espèce, nous n’avons pas la perception exacte de ce que le chien perçoit par ses propres sens. Chaque espèce étant indépendante.

Nous savons cependant que le chien est moins sensible aux couleurs et aux formes que nous les humains mais qu’il l’est davantage aux mouvements, qu’il entend mieux que nous puisqu’il perçoit les ultrasons à des fréquences qui nous échappent, que son sens gustatif est développé et que son odorat est hors du commun, en comparaison au nôtre. Parmi les cinq sens connus et répertoriés par la science, le sens tactile, possède également une place très importante chez le chien, notamment dans la communication.

A ce jour, il est essentiellement admis de dire dans le langage courant que le chien possède des sens “supplémentaires” par rapport à l’humain, dans la mesure où l’odorat et l’ouïe, par exemple, sont particulièrement développés et le rendent capable de prouesses extraordinaires à nos yeux d’humains.

Exemples de prouesses extraordinaires dans ce contexte :

• Retrouver la trace d’une personne.

• Repérer à plusieurs kilomètres à la ronde la présence d’une femelle en chaleurs (grâce aux phéromones émises par celle-ci).

• Différencier un homme d’une femme ou deux membres d’une même famille ou encore deux faux jumeaux.

• Connaître l’état émotionnel de deux personnes de son entourage (grâce à l’inspection de la tête ou des mains).

Et après, peut-on parler de sixième sens ?

Une potentialité d’autres sens

La question d’un sixième sens chez le chien demeure cependant pertinente.

En effet, si l’on ajoute aux informations que le chien peut recevoir par les canaux sensoriels classiques, des perceptions relatives à l’électromagnétique, aux horaires,…donc indépendantes des canaux communément admis par la science, il se pourrait bien que l’on puisse parler d’autres sens chez le chien.

Autres sens que l’on regroupe actuellement sous le terme de perceptions extrasensorielles puisqu’elle échappent aux canaux sensoriels connus.

A ce sujet, l’hypothèse de la perception du champ magnétique terrestre pour la capacité du chien à s’orienter a été sérieusement émise.

Exemples de prouesses extraordinaires dans ce contexte :

• Chien se rendant sur la tombe de son maître sans en connaître l’endroit.

• Anticipation du retour du maître alors que ce dernier a des horaires variables.

bande-blancheDocteur Laurence Dillière Lesseur, Vétérinaire Comportementaliste

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