Attention aux tiques : la douceur de l’hiver est responsable d’une recrudescence de la maladie de Lyme

Une prévention s'impose toute l'année chez le chien

Ce que révèle une étude récente

Selon une étude menée par Le Professeur Edwin Claerebout, parasitologue à l’université Gand en Belgique, dont les résultats ont été présenté le 11 octobre dernier, l’augmentation récente de la maladie de Lyme s’explique par la survie plus importante des tiques l’hiver dernier, en raison des températures qui n’ont pas vraiment chuté.

En effet, les tiques qui supportent mal le froid ne résistent habituellement pas aux gelées hivernales (en général on enregistre une période maximale d’activité des tiques au printemps et à l’automne) sauf si elles trouvent des abris leur permettant de résister. Le chien étant un bon indicateur du milieu dans lequel vit son maître, ce dernier peut également être contaminé si son chien tombe malade car cela signifie que des tiques infectées évoluent dans l’environnement. L’inverse et également vrai. Dans un cas comme dans l’autre, la vigilance s’impose. Cependant la contamination n’est jamais directe.

Ce qui est vrai pour la Belgique l’est également pour la France. L’hiver ne doit donc pas faire diminuer votre vigilance à l’égard des tiques. En France ce sont surtout les régions Nord et Est qui sont concernées par la maladie de Lyme.

Qu’est-ce que la maladie de Lyme chez le chien ?

La maladie de Lyme, encore appelée Borreliose chez le chien, est provoquée par une bactérie (Borrelia burgdorferi) que transmet Ixodes ricinus, une espèce particulière de tique lorsqu’elle est elle-même infectée. On l’appelle également : tique des bois ou tique du Chevreuil. Celle-ci contamine le chien « en le mordant » pour réaliser son repas de sang.

Remarquons que la maladie de Lyme atteint rarement le chat. Celui-ci sert plus généralement de vecteur à la maladie.

tique-ixodes-ricinus

Quels sont les symptômes de la maladie de Lyme chez le chien ?

Les symptômes vont de la boiterie aiguë (forme aiguë de la maladie de Lyme) en raison du développement d’une arthrite – parfois plusieurs articulations sont atteintes, on parle alors de polyarthrite – à des signes plus frustres (forme chronique ). Dans ce dernier cas, la boiterie est moins intense, des douleurs diffuses peuvent apparaître et différents organes peuvent également être touchés (cœur, système nerveux, reins…). Si le traitement tarde, des complications graves peuvent se manifester.

Enfin, certains chiens ne présentent aucun symptôme, la phase d’incubation de la maladie étant de plusieurs mois (entre 2 et 5).

Comment prévenir la maladie de Lyme chez le chien ?

En premier lieu, on recommandera de limiter l’exposition aux tiques en évitant les balades en milieu infesté. La maladie n’étant transmise qu’au bout de 48 à 72 heures par la tique infectée, une inspection fine du pelage au retour de balade est un premier moyen efficace d’éviter la transmission de la maladie. Toute tique visible devra être retirée, à l’aide d’un crochet spécial si possible.

Par ailleurs, il est conseillé d’administrer tous les mois un antiparasitaire contre les tiques à votre chien. Pour ce faire, il existe des pipettes spot-on à poser sur la peau de celui-ci ou des comprimés par voie orale. Il est recommandé de demander conseil à votre vétérinaire car certains produits peuvent être contre-indiqués chez certains chiens.

>>> TRAITEMENT CONTRE LES TIQUES CHEZ LE CHIEN <<<

Les chiens de chasse fréquentant notamment des zones (péri-)forestières denses en cervidés où la maladie prolifère, sont particulièrement prédisposés. Il est recommandé de les traiter systématiquement.

Un vaccin existe également pour les populations prédisposées, il est disponible en France et peut être réalisé à partir de l’âge de 3 mois.

Comment traiter la maladie de Lyme chez le chien ?

Le traitement n’est mis en place qu’après confirmation du diagnostic par des examens de laboratoire. Il consiste en l’administration d’antibiotiques spécifiques s’attaquant à la bactérie et d’anti-inflammatoires pour lutter contre l’inflammation et la douleur associées à l’infection.

Crédit photos : Shutterstock

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